Maman avait besoin d'une salle de bain. Il nous fallait une solution.

Ma mère est actuellement en maison de retraite médicalisée. Elle a fait un AVC fin juin 2026 et un second il y a environ trois semaines. C'est son quatrième séjour à l'hôpital ou dans un établissement de santé ces trois derniers mois.

Ça implique beaucoup de déménagements, d'ajustements et de nouveaux départs. Je comprends. Je suis passée par là.

Ce plan à long terme prévoit notamment qu'elle ne souhaite pas rentrer chez elle une fois rétablie de son état d'avant son second AVC. Mais ceci est une autre histoire.

L'histoire d'aujourd'hui concerne quelque chose de beaucoup plus immédiat : maman avait besoin d'aller aux toilettes.

Elle est arrivée à l'établissement cet après-midi, et ses évaluations n'étaient pas encore terminées. Comme elle n'avait pas encore été examinée par le service de physiothérapie, on ignorait comment elle pourrait se rendre aux toilettes en toute sécurité, voire si elle pourrait y accéder tout court.

Je comprenais l'inquiétude. Personne ne voulait qu'elle tombe ou se blesse.

Mais son besoin de partir n'allait pas attendre une évaluation.

J'ai entendu l'explication de trois personnes différentes, donnée presque de la même manière à chaque fois. Ce que je n'ai pas entendu, c'est une solution.

Maman et moi avons demandé un bassin de lit.

On nous a dit que l'établissement n'utilisait pas de bassins de lit.

Très bien. Alors, que faisons-nous maintenant ?

C’est aussi à ce moment-là que j’ai commencé à être de plus en plus sûre de ma décision de ne pas faire carrière dans le secteur de la santé. Comme je l’ai écrit récemment, la patience n’est pas mon fort. Entendre la même explication à répétition alors que ma mère avait encore besoin d’aide mettait cette qualité à rude épreuve.

J'ai insisté : Il faut trouver une solution. Elle ne peut pas simplement refuser d'y aller.

Finalement, quelqu'un a pris la décision de chercher un bassin de lit. J'imagine qu'on l'a déniché dans une cave inexistante.

Crise évitée.

Je comprends la nécessité des évaluations et des procédures de sécurité. Je remercie également la personne qui a enfin trouvé une solution. Cependant, il est indispensable de trouver une réponse quant à la prise en charge des nouveaux résidents pendant l'attente de ces évaluations.

De notre côté, nous avions un besoin fondamental et immédiat, ainsi que plusieurs explications sur les raisons de sa complexité.

Ce qui aurait été utile, c'était d'entendre : « Nous n'avons pas encore évalué sa mobilité. Voici comment nous pouvons l'aider en toute sécurité en attendant. »

Cela aurait rassuré maman et nous aurait donné un plan à tous les deux.

Aujourd'hui, nous y sommes finalement parvenus. Il a fallu trois explications et un bassin de lit soi-disant indisponible.

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